Sanzen-in

4 juin 2017
À peine une heure au nord de Kyoto se trouve l’un des plus beaux temples du Japon : Sanzen-in. Les jardins luxuriants donnent tout leur sens à l’expression : « écrin de verdure ». Sanzen-in a été l’un de mes coups de coeur de ce voyage au Japon, alors j’ai voulu y consacrer un article entier !

Les baskets, le short, le sac à dos, la casquette. Nous avions tout l’attirail du touriste. De toutes façons, avec notre peau rose, nos grands yeux et nos cheveux bouclés, aucune chance de passer pour des locales.

L’atmosphère est moite. Il est à peine 9h du matin, mais je sens déjà une goutte de transpiration naître sur ma nuque, glisser le long de mon dos et mourir à mes hanches. Il est à peine 9h du matin et nous attendons le bus qui nous mènera à Ohara et au temple Sanzen-in. Caroline, ma copine de fac, nous a promis qu’on en prendrait « plein les yeux ».

Un « temple de verdure ». Voilà comment mon guide décrit le temple Sanzen-in. L’expression est si souvent utilisée à tord et à travers que je ne sais pas trop à quoi m’attendre. Arrivée à destination, nous marchons dans les rues bordées d’échoppes avant d’atteindre enfin les lourdes portes en bois. Caroline n’a pas menti. On en prend immédiatement plein les yeux.

Sanzen-in a vu le jour il y a 2500 ans. Le moine Seicho, fondateur de la secte Tendai au sein du bouddhisme, crée les lieux. En vingt-cinq siècles d’existence, la nature et le temple se sont retrouvés, mêlés, mariés. La mousse a presque tout recouvert.

Dès l’entrée, on ôte nos chaussures et on progresse à petit pas sur les tatamis, dans les salles anciennes. Les portes-fenêtres en bois sont grandes ouvertes sur les jardins. Les Japonais s’asseyent à leur bord, discutent à voix basse, profitent des odeurs et des bruits du jardin.

Dans les jardins, la mousse émeraude a recouvert la pierre des petits bouddhas rieurs. On dirait presque des créatures vivantes, sur le point de s’enfuir pour une partie de cache-cache. On s’approche d’un autre bâtiment, un autre temple. Là encore, on abandonne nos chaussures et on se mêle aux Japonais qui écoutent avec attention un guide parler.

(sauriez-vous deviner qui est la seule touriste étrangère dans cette photo… !)

Un peu plus loin, dans les jardins, on croise des rangées de statuettes, installée avec précaution sur des étagères poussiéreuses. Dans une petite maison, autour d’un poele (allumé, pour une mystérieuse raison), on nous sert un thé clair parsemé de paillette d’or. Le goût est salé, mais très doux. Aujourd’hui encore je regrette de ne pas avoir acheté un paquet de ce thé-là.

Quatre ans après ce voyage au Japon, le souvenir du temple Sanzen-in reste l’un des plus beaux. J’ai été émue par la sérénité du lieux et surtout, d’un point de vue photographique, j’ai été comblée. Pour toute personne qui pratique la photo, il y a des moments importants, où l’on a eu l’impression d’apprendre quelque chose, de progresser soudainement, de débloquer une étape. C’est ce que j’ai ressenti au temple Sanzen-in.

Et si vous aussi, vous voulez y aller…

Accès. Depuis la gare de Kyoto, prendre le bus 17 en direction d’Ohara. Un bus toutes les vingt minutes. Le trajet dure environ une heure. Au terminus de la ligne 17, marcher environ 600 mètres en direction de l’est. Le temple est indiqué.

Prix. 700 yens

Horaires. De 9h à 17h30 (16h30 entre décembre et février)

http://www.sanzenin.or.jp

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Lisa

2 Comments

  • Reply Caro 7 juin 2017 at 8 h 39 min

    Super article et très belles photos 🙂 Nostalgie nostalgie…

    • Lisa
      Reply Lisa 7 juin 2017 at 18 h 33 min

      Merci Caro 🙂 Et oui, en rédigeant ça, j’ai eu très envie de repartir !

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